Un enseignant, un pratiquant

Beaucoup de pratiquants que j’ai l’occasion de côtoyer sur les tatamis se réclament de tel ou tel grand maître.

J’ai eu la chance durant mon parcours de travail de recherche d’Aïkidoka, de côtoyer moi aussi une bonne partie de ces dignités. Avec qui j’ai eu des expériences très très enrichissantes.

Mais, je ne pense pas que j’aurais pu avoir ces expériences là si à la base, il n’y avait pas eu l’enseignant qui a su faire passer sa passion en moi, et eu la patience de me l’inculquer.

C’est en pensant un peu à tous ces enseignants qui ont effectué ce travail de base en profondeur, dès le commencement de la pratique, que j’ai voulu écrire cette article, n’oublions pas ceux qui nous ont permis de débuter.

Lorsque je pratique en tant qu’élève sous les directives d’un enseignant, je me conforte à ce que m’indique cet enseignant.

Mais, une fois que je suis face à des élèves je suis à leur écoute. Ce sont eux mes enseignants car par eux je continue à apprendre.

En fin de compte comme je leur dis souvent lors des cours, ce n’est pas vous qui apprenez, mais c’est moi.

Revenir à la base de travail que l’enseignant m’a donné et continuer dans la recherche au travers des pratiquants que je rencontre. Tel est mon Budo.

Ce mode de réflexion me permet de toujours être un pratiquant.

Paul-Pierre

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